Quelques notes de nostalgie ...
Kiosque, Orphéon, Flon-Flon : ces mots quoiques futiles et anachroniques restent toujours fortement évocateurs. Ils réveillent en nous le souvenir de toute une imagerie, celle de la société du XIXe siècle. Et devant nos yeux, c'est un cortège de crinolines, de hauts de forme, de shakos et de gamins poussant leur cerceau qui déambule avec insouciance dans les jardins publics, la musique militaire interprètant les derniers airs de M. Offenbach, Auber ou Boëldieu... Quel est donc ce répertoire de musiques pour "piou-piou" et "bonnes d'enfants" que l'ensemble "les Cuivres Romantiques" se propose de nous faire découvrir ?

Alors que l'approche musicologique actuelle nous a révelé avec tant de bonheur les répertoires baroque et classique, mais aborde encore timidement celui du XIXe siècle, "les Cuivres Romantiques" se donnent pour objectif de vous restituer sur instruments d'époque ces sonorités si particulières qui, il n'y a pas si longtemps, faisaient danser nos (arrière, arrière...) grands-mères !

Les membres de l'ensemble sont tous spécialisés sur instruments anciens depuis des années et se produisent en formation symphonique ou de chambre avec des ensembles aussi prestigieux que l'Orchestre des Champs-Elysée, l'Orchestre Révolutionnaire et Romantique, l'Orchestre du XVIIIe siècle, la Petite Bande, la Grande Ecurie et la Chambre du Roy, la Chambre Philharmonique, les Talens Lyriques... Certains sont aussi membres permanents de formations prestigieuses : Orchestre National d’Ile-de-France, Nouvel Orchestre Philharmonique de Radio-France, Orchestre National de France, Orchestre National de l’Opéra de Paris, Orchestre de Paris, Musique de la Police Nationale, Ensemble Anima Aeterna

Animés depuis longtemps de la même passion pour la "chine" de cuivres anciens, les musiciens ont choisi d’offrir à entendre en formation de chambre ou en formation élargie de fanfare une collection rendue vivante, après de patientes restaurations et recherches d’un répertoire lui étant destiné tout particulièrement.


 Les musiciens et leurs instruments


Jean-François Madeuf et Joël Lahens jouent...
des trompettes naturelles de Patrick Fraize
(d'après Raoux, entre 1800 et 1830)
des cornets à 3 pistons  système Stoëlzel de marque Labbaye (Paris vers 1840)

et système Périnet de marque  Gautrot ou Besson (Paris, Londres vers 1850)
un néocor à 3 pistons  système Périnet de marque Gautrot (Paris vers 1850)
un clavicor à 3 pistons  système Stoelzel de marque de Müller (Lyon vers 1840)
des bugles à 3 pistons  système Périnet de marque Gautrot (Paris vers 1850-60)
un bugle à 7 clefs Guichard
(Paris vers 1830)

Pierre-Yves Madeuf joue ...
un cor naturel de marque Raoux (Paris début XIXe)
un cor à 3 pistons système Stoelzel de marque Guichard (Paris vers 1840)
un néocor à 3 pistons (système Stoelzel) Gautrot (Paris vers 1845)
un saxhorn alto à 3 pistons de marque Gautrot (Paris vers 1850)
un bugle à 7 clefs Müller (Lyon vers 1830)


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Marc Girardot joue...
un ophicléide en ut à 9 clefs
Couturier (Lyon, vers 1830-40)
un saxhorn basse
Gautrot (Paris vers 1860)




Laurent Madeuf joue...
un trombone ténor à coulisse
de marque Lecomte (Paris vers 1850)
un clavicor à 3 pistons
(système Stoelzel)
Guichard (Paris vers 1840)
un saxhorn baryton
Gautrot (Paris vers 1870)


Jean-Jacques Adam, récitant, joue de toute la gamme des sentiments exprimés à l'époque.

Arnaud Boukhitine, Jean-Charles Denis, François Février, Philippe Genestier, Cyril Grenot, David Guerrier, Volny Hostiou, Gilles Mercier, Jérôme Princé, Lionel Renoux, Sylvain Thillou, Guillaume Varupenne se joignent à eux pour des formations plus importantes.